François Jehl, ancien du Master Bases de données et intelligence artificielle

Entretien avec François Jehl, ancien étudiant du Master Bases de données et Intelligence artificielle (BDIA), devenu consultant et formateur au sein de la société Access IT à Paris.

Quel est votre parcours de formation ?

J’ai fait partie de la promotion 2007 du Master BDIA de l’UB. A partir d’avril, j’ai réalisé un stage de développeur sur un sujet d’intelligence artificielle au sein d’une SSII parisienne. J’ai ensuite intégré cette entreprise en tant que consultant et formateur.

En quoi consiste votre travail aujourd’hui ?

Au sein de l’entreprise Access IT, je suis spécialisé dans le domaine de l’informatique dite décisionnelle, ou business intelligence, sous Microsoft SQL Server. Mon travail consiste à mettre en place des solutions d’analyse de données pour le pilotage des entreprises. De plus, je suis formateur certifié Microsoft sur les technologies que j’utilise. Je les enseigne à des développeurs dans des centres de formation agréés. Enfin, j’anime des conférences techniques et j’écris des articles dans des revues spécialisées.

Quelles sont les compétences requises pour exercer ce métier ?

Il s’agit d’un métier technique, impliquant de bonnes compétences en développement, mais aussi en bases de données. Les entrepôts de données doivent permettre de restituer très rapidement des calculs s’effectuant sur plusieurs millions d’enregistrements ! Mais cela ne suffit pas. Ces solutions étant par nature très fonctionnelles, proches du métier ciblé, il est nécessaire de beaucoup communiquer avec les interlocuteurs non techniques durant la phase de conception (utilisateurs, maîtrise d’ouvrage). Enfin, le métier requiert de solides capacités rédactionnelles. J’entends par là une excellente maîtrise de la langue de Molière, une orthographe irréprochable et une syntaxe exemplaire. Ce paramètre est malheureusement trop souvent négligé dans le domaine de l’informatique.

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre activité ?

Avant tout, le challenge technique. Le fait d’être souvent mis sur la brèche est très stimulant. Sans compter que nous sommes une petite équipe (une vingtaine de consultants). De fait, nous travaillons en toute indépendance. La relation avec les clients se construit sans intermédiaire, ce qui est un avantage mais aussi un risque. Le droit à l’erreur est assez limité ! J’aime aussi beaucoup la facette « formateur » de mon métier. Elle permet de garder le contact avec les utilisateurs, de soigner sa pédagogie et de gérer son stress.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes dans leur démarche d’insertion ?

N’ayez aucun complexe d’infériorité. Je remarque que beaucoup d’ingénieurs formés à l’université ressentent un malaise vis-à-vis de diplômés d’écoles d’ingénierie quand ils entrent sur le marché du travail. Or, la spécificité de la formation universitaire, valorisant l’innovation et une certaine forme d’audace, est reconnue et valorisée par de plus en plus d’employeurs. Un coup d’œil au taux d’emploi et aux divers parcours des anciens de BDIA devrait les rassurer.

[Propos recueillis par Paul Normand et Nicolas Gidaszewski Master euromédias]