Jean-Eudes Cordelier, ancien du Master Juriste d'affaires internationales

Après 5 années de droit à l’université de Bourgogne (de la L1 au M2), Jean-Eudes Cordelier a opté pour le M1 droit européen des affaires, puis pour le M2 Juriste d’affaires internationales, avant de partir à Cambridge dans le cadre d’un LLM en droit européen et international.

Pourquoi avoir choisi cette spécialité de formation ?

Jusqu’en L3 les professeurs nous sensibilisaient particulièrement à l’importance prise par les normes européennes (règlements et directives) dans le quotidien normatif français, donc je m’y suis intéressé initialement par curiosité. Puis en M1 j’ai particulièrement aimé le droit international privé (les conflits de loi et de juridiction) dont la rigueur me semblait implacable. Dès lors le choix de mon M2 s’imposait de lui-même, par cohérence.

Quel emploi occupez-vous actuellement ?

Avocat, intervenant en procédure collective, droit bancaire et recouvrement de créances.

Comment avez-vous fait pour trouver cet emploi ?

J’ai passé l’examen du CRFPA puis effectué les deux années de formations avant de valider le CAPA, qui permet d’obtenir le droit de demander son inscription au barreau et au tableau de l’ordre des avocats.
Quelles sont les démarches ou les techniques importantes à connaître pour réussir sa recherche d’emploi à votre avis ? De quels outils vous êtes vous aidé ?
Chacun donnera son avis en fonction de sa propre expérience, donc chaque conseil est à prendre avec du recul, mais il me semble qu’il est important de cultiver sa différence d’une part (ça peut être maîtrise d’une langue étrangère, d’une culture, des nouvelles technologies, tout et n’importe quoi à valoriser sur son CV), et de faire des avancées cohérentes d’autre part (ne pas trop s’éparpiller, pouvoir construire un CV dont les expériences et les diplômes semblent aller dans une même direction).
 
Personnellement je ne me suis aidé d’aucun outil en particulier. Au-delà de tous les conseils que l’on peut donner, un emploi c’est avant tout une opportunité (parfois une chance) que l’on saisit, et sur laquelle on capitalise pour l’avenir.
Quels sont les éléments de votre parcours que vous avez le plus valorisés dans vos candidatures (formation, stages, expériences, activités personnelles, etc) ? Pourquoi ?
Mon premier stage en entreprise à l’issue du M1 a été très important. Il m’a fait découvrir la réalité du travail de juriste, ce qu’on attend de quelqu’un formé à la pratique du droit, et surtout il m’a donné confiance en moi, j’ai compris que je pouvais concrètement apporter quelque chose par mon travail à une entreprise qui me faisait confiance.
 
J’ai essayé de valoriser mes goûts pour le droit international et européen, par mes choix de spécialité à la fac, puis par mon départ en Angleterre, enfin par mon entrée dans la vie active au Luxembourg (pour un poste de juriste en fiscalité internationale), avant de démissionner pour passer le CRFPA.

Qu’est ce qui vous passionne dans le métier que vous faites ?

L’apprentissage quotidien, le sentiment d’utilité de ma fonction pour les personnes que je représente et que j’assiste, l’indépendance inhérente au métier d’avocat, la multiplicité des facettes du métier, tout ce qu’il m’apprend sur moi-même et que je découvre en fonction des difficultés nouvelles.

Quelles sont les principales compétences (techniques/humaines) qu’il faut avoir à votre avis pour ce travail ?

Il faut être rigoureux, organisé, curieux et presque exalté, ne pas trop se poser de questions, être capable de prendre du recul sur la pression quotidienne. Il faut être cool.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés dans leurs démarches d’insertion professionnelle ?

Je leur dirais de se méfier des conseils, qui sont toujours prodigués par des gens qui s’appuient sur leur propre expérience, sans connaître la personnalité ni les envies de ceux à qui ils s’adressent. Je me contenterais donc de dire ce qui moi m’a aidé. Une fois ma décision prise je suis toujours allé au bout de ma logique, quitte à faire le mauvais choix (Luxembourg par exemple fut un mauvais choix), mais j’ai toujours évité de tergiverser, car il me semble qu’hésiter c’est souvent stagner. Il faut écouter ses envies, se donner un but et foncer sans se poser 1 000 questions. Et ça se passera bien.