Lucie Blanchon, titulaire du Capes Lettres modernes

Lucie Blanchon, 24 ans, titulaire du Capes Lettres modernes, est enseignante TZR (1) en Saône-et-Loire. Elle nous explique son cursus, son travail, sa passion.

Quel a été ton parcours universitaire ?

Après un bac littéraire, et afin de concrétiser un projet d’orientation qui me tenait à cœur, je me suis dirigée vers une licence de lettres modernes à l’Université de Bourgogne. Au terme de la troisième année, j’ai souhaité m’inscrire en master sciences du langage, parcours “enseignement”, en lien avec ma découverte récente de la linguistique, mais également avec mon désir d’enseigner. C’est lors de cette seconde année de master que j’ai passé le Capes de lettres modernes afin de devenir professeur de français dans le secondaire.

Quelle est ton activité professionnelle actuelle ?

J’enseigne cette année sous le statut de TZR. Il s’agit d’occuper des postes vacants ou encore d’effectuer des remplacements plus ponctuels. Pour ma part, j’enseigne actuellement le français dans deux lycées de Saône-et-Loire.

Qu’est-ce qui te passionne dans ce métier ?

Je répondrai tout simplement : mes élèves ! La préparation des cours, en amont, est bien évidemment un moment agréable. Le choix des œuvres et des méthodes, toujours en lien avec le désir de susciter l’intérêt des élèves, est un travail passionnant. Mais c’est en classe que j’éprouve un réel plaisir, c’est dans les moments d’échange et dans la relation que l’on crée, jour après jour, avec ses élèves, que je place toute la richesse de ce métier. Tenter de piquer leur curiosité, les amener à s’exprimer et les voir évoluer tout au long de l’année, c’est très gratifiant.

Les savoirs et savoir-faire acquis pendant ta formation te sont-ils utiles dans ton travail quotidien ?

Bien sûr, chacune de mes années d’études m’a beaucoup apporté, et toutes m’ont été nécessaires. Il me paraîtrait compliqué de prétendre enseigner sans avoir aucun savoir à dispenser. Quant aux savoir-faire il est certain qu’ils s’acquièrent principalement en exerçant soi-même.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui souhaitent travailler dans l’enseignement ?

D’en avoir envie, tout d’abord ! Et je crois qu’il existe maintenant des moyens dès la licence pour découvrir le métier tels que les EAP (2). Cela peut donner un bon aperçu des exigences de l’enseignement. Enfin, si les savoir-faire sont bien entendu nécessaires, il ne faut pas oublier que l’on transmet avant tout un savoir et une culture commune. Donc, il faut travailler beaucoup !

(Source : Interview publiée le 27/01/2045 dans le Bien Public - Lien vers l'article original)