Rémi Duré, ancien du Master Plantes, productions et biotechnologies

Ancien étudiant en Master professionnel "Plantes, productions et biotechnologies" (Biologie intégrative des interactions plante microbe environnement), devenu assistant-chercheur à la faculté de médecine vétérinaire de Liège.

Pourquoi avoir choisi ce parcours ?

Après trois années de licence en biochimie, je me suis rendu compte que la biochimie était un secteur professionnel avec trop peu de débouchés pour un nombre si important de candidats. Je voulais également élargir mon champs de connaissance. Je me suis donc rendu à une présentation du master 1 et 2 « Plantes, productions et biotechnologies ». Les arguments présentés par les intervenants m’ont conquis.

Quels souvenirs gardez-vous du master ?

J’ai d’excellent souvenir de mon groupe de master même si je ne suis plus en contact avec certains. Nostalgique de la vie étudiante et du master ? Oui. J’aimerais d’ailleurs beaucoup revenir devant les nouveaux étudiants et leur faire partager mon expérience, mon vécu.

Quel est votre emploi actuel ?

Je travaille à la faculté de médecine vétérinaire de Liège en Belgique, au département des Sciences des denrées alimentaires. Je suis assistant-chercheur, et travaille au laboratoire de Microbiologie des denrées alimentaire. J’ai aussi été engagé sur le Projet POLYGAL pour trois ans. Le but de ce projet est d’allonger la durée de vie des produits alimentaires de type viandes et préparation à base de viandes ainsi que les matrices poissons.

Comment avez-vous fait pour trouver cet emploi ? Avez-vous eu des difficultés ?

Grâce à mon stage de 6 mois en entreprise, je m’étais fait des contacts. L’un de ces contacts m’a parlé d’un poste d’assistant au CHU de Liège pour donner des cours à des premières années de médecine, pharmacie, dentiste et science-biomédicale. J’ai postulé, et réussi mon entretien. J’y suis resté 5 mois. Puis, j’ai découvert que la faculté recherchait un chercheur pour travailler sur le projet POLYGAL durant trois ans. J’ai sauté sur l’occasion et ai été retenu pour ce poste en avril 2008. Les connaissances acquises durant le master, ainsi que les stages en entreprise m’ont permis d’obtenir ce travail. La preuve : mes deux chefs de service actuels avaient appelé ma maître de stage de fin d’étude afin de se renseigner sur mes connaissances et ma motivation.

Quelles difficultés avez-vous rencontré pour trouver cet emploi ?

Aucune. J’avais simplement peur que des étudiants d’autres masters aient plus de compétences et soient choisis à ma place.

Qu’est-ce qui vous passionne dans le métier que vous exercez ?

La variété des activités. Je développe des protocoles aussi bien pour la microbiologie, que pour la technologie des denrées alimentaires, des méthodes d’extraction et de quantification de marqueurs de rancidité oxydative par HPLC (chromatographie en phase liquide à haute performance). Je donne également des conseils scientifiques à d’autres collaborateurs.

Quel (s) conseil (s) donneriez-vous aux jeunes pour leurs démarches d’insertion ?

Ne restez pas enfermé sur vous même, sortez voir le monde extérieur, prenez conscience comme moi que la formation que l’on reçoit à l’UB, est bien supérieure aux autres universités. Elle est plus poussée, plus complète. Je sais de quoi je parle, puisque j’ai rencontré beaucoup d’autres étudiants scientifiques venant d’universités du monde entier : Chili, USA, Canada, Bénin, Côte- d’Ivoire, Maroc, Algérie, Suisse, Italie, Belgique, Australie, Chine, Japon, Brésil… En fait, cette formation nous donne accès à des connaissances dans n’importe quel domaine scientifique et ne nous cantonne pas au monde végétal. C’est cette diversité des thèmes qui donne une telle qualité à ce master.

[Entretien réalisé par Tiphaine Paquette et Hélène Perdriat du Master Euromédias]