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Étudier à Prague en étant inscrit à l’uB

Un semestre en échange Erasmus à Prague en 2013/2014 pour Fabien, étudiant en 3ème année de licence de Droit à l’université de Bourgogne.

 « L’idée m’avait traversé l’esprit depuis que j’étais arrivé à la faculté – cette possibilité de pouvoir vivre durant ses études une expérience dans un autre pays européen, découvrir une culture et un mode de vie diffèrent, mais aussi partir pour devenir autonome, savoir gérer différentes situations en cas de problèmes mais également rencontrer des étudiants venant des quatre coins de la planète.

Avec des notions très scolaires d’anglais et vivant toujours chez mes parents, j’ai décidé de me lancer dans cette aventure de laquelle je suis sorti pleinement autonome. Je n’avais jamais auparavant connu un changement principal dans ma vie d’étudiant : vivre seul et savoir gérer toutes les difficultés quotidiennes. Je dois dire que ce semestre passé loin de la maison familiale a été une réussite, que ce soit sur le fait de devoir chaque fois faire à manger tout seul ou bien aussi gérer les lessives et le repassage ! J’ai également énormément progressé au niveau linguistique. Avec un bac scientifique, l’anglais n’était pas mon point fort, mais à la fin de mon séjour j’ai pu avoir une conversation développée en anglais et j’ai énormément progressé à l’écrit.

Pourquoi Prague ?

« Vous pouvez trouver ça bizarre, mon choix n’était pas porté sur les pays anglophones malgré le fait que mon objectif était de développer mes compétences linguistiques en anglais. L’Europe centrale restait une région totalement inconnue à mes yeux et plusieurs de mes connaissances m’avaient parlé vraiment en bien de cette ville. Toutes les photos et les reportages que j’avais vus m’intriguaient tout particulièrement. »

Peur de ne pas comprendre et de ne pas se faire comprendre

« Pour étudier en République tchèque il ne faut pas nécessairement parler tchèque ! Tous les cours que j’ai suivis étaient dispensés en anglais – le droit civil, droits de l’homme, droit administratif, droit fiscal, culture judiciaire européenne… Dans la classe nous n’étions que des étudiants étrangers et ma plus grande crainte était d’être incapable de correctement suivre les cours en anglais, j’avais même acheté un dictaphone pour pouvoir les réécouter chez moi mais je ne l’ai utilisé que trois fois.

Les professeurs eux même n’étaient pas anglais natifs et je pense qu’il est plus simple de comprendre une personne en anglais quand pour elle-même ce n’est pas sa langue maternelle.

Il faut préciser que les différents professeurs utilisaient toujours des présentations powerpoint retraçant les grandes idées générales de leurs cours qui permettaient de ne jamais perdre le fil du cours. Et petit à petit mes compétence en anglais s’amélioraient – même sans jeter de coup d’œil au powerpoint il était possible de suivre les cours dispensés par les professeurs et de noter correctement les cours. »

Richesse des cours

« J’avais choisi mes cours en lisant le descriptif rapide sur le site de l’université de Charles. Dans chacun de mes cours, l’étude portait sur les bases du droit tchèque et il y avait ensuite un comparatif avec les autres législations en vigueur en Europe. Il était très intéressant de voir les différences mais aussi parfois ressemblances avec le droit français. Au fil des comparatifs on se rend compte que le droit tchèque se rapprochait en fait beaucoup plus du droit allemand qui est un droit alternatif à mi-chemin empruntant des bases au droit romain et au droit anglo-saxon.

J’ai également apprécié le cours sur les différents systèmes judiciaires en Europe Centrale qui montrait l’évolution des systèmes qui étaient sous l’influence communiste, surtout entre la période stalinienne et après la mort de Staline. On remarque bien que tous les systèmes étaient décidés et mis en place depuis Moscou et la République tchèque n’échappe pas à cette règle. »

Révisions

« Les examens se présentaient soit sous la forme de petites questions ouvertes avec réponses courtes ou soit sous la forme d’un essai qui représentait en fait une petite dissertation. Les révisions pour les examens n’étaient pas faciles mais j’ai réussi à obtenir des bonnes notes.

Le contenu de mes cours était bien moins impressionnant que durant mes deux premières années de licence à Dijon, mais les révisions étaient moins productives car en plus de réviser les cours en anglais il y avait tout un travail de traduction pour bien comprendre le sujet. J’avais peur de ne pas savoir sortir mes idées et de ne pas pouvoir les formuler dans un anglais correct, mais une fois devant la feuille la peur a disparu. En plus nous étions autorisés à avoir un dictionnaire franco-anglais pour nous faciliter l’examen. »

La vie étudiante

« Mes cours se concentraient sur le début de semaine et cela me permettait d’avoir un grand week-end et de pouvoir visiter les alentours et la ville de Prague. Mon plus gros voyage était celui à Budapest en Hongrie, mais la ville qui m’a particulièrement plu est Kutná Hora, une petite ville tchèque à une heure en train de Prague qui est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

J’ai habité en collocation avec quatre autres personnes dans un appartement que j’ai trouvé sur internet grâce à une agence. J’ai préféré être dans un appartement bien situé et près du centre-ville que dans une chambre universitaire. Je payais ma chambre 400 euros par mois mais il est possible de trouver de belles chambres en colocation au centre-ville pour moins de 300 euros.

L’abonnement pour les transports publics était de 30 euros pour un trimestre et j’ai également pu obtenir une bourse ponctuelle de 120 euros grâce à un partenariat entre mon université d’accueil et une banque tchèque.

Au niveau interculturel, j’ai rencontré beaucoup d’amis – allemands, italiens, américains, tchèques mais aussi des Français avec lesquels je garde toujours le contact. La ville même est très belle et on se sent en sécurité, je n’ai jamais eu de problèmes même la nuit quand je rentrais tout seul. »

Gastronomie

« Le trdelnik, une sorte de pâte avec de la cannelle et du sucre enroulée sur une longue broche et cuite sur des plaques avec du charbon en dessous. Il s’agit d’une spécialité locale que j’ai particulièrement appréciée ainsi que tous ceux qui sont venus me rendre visite durant mon séjour à Prague.

Les Tchèques mangent beaucoup de viande et les variétés de fromages français m’ont beaucoup manqué.

Ce qui m’a surpris est le fait que tous les restaurants sont ouverts tout le temps – les Tchèques peuvent manger quand ils veulent ! Il n’existe pas de différents services – les restaurants sont ouverts toute la journée. Et tout le monde parle anglais. Même les caissières des supermarchés ! »

La ville aux mille clochers

« La ville de Prague ou encore la ville aux milles clochers a miraculeusement échappé aux destructions de la seconde guerre mondiale et offre une architecture mêlant les styles pré-romain, romain, gothique, baroque, rococo, art nouveau et cubiste. Depuis 1992 le centre-ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est une très belle ville avec de magnifiques ponts surplombant la rivière qui sépare la ville en deux et dont le plus fameux est le Pont Charles. La cathédrale Saint-Guy reste pour moi le bâtiment le plus impressionnant que j’ai visité. »

« Je ne garde que du positif de cette expérience qui m’a permis de découvrir un nouveau pays et de savoir apprécier son mode de vie. Partir à l’étranger vous fait voir les choses d’une manière différente et je pense avoir évolué grâce à cette expérience au niveau de ma personne, notamment avoir pris en maturité et être devenu pleinement indépendant. Même mes parents chez qui je revis actuellement ne cessent de me dire que cette expérience m’a changé du bon côté. Depuis mon retour je fais beaucoup à manger alors qu’avant je me mettais les pieds sous la table et j’attendais. Maintenant ça me fait plaisir de cuisiner pour ma famille.

Je conseille à tout le monde de partir faire une mobilité durant ses études car c’est le moment parfait pour le faire – les programmes d’échanges nous offrent à moindre frais la possibilité de découvrir un autre pays en renforçant nos compétences linguistiques, un atout majeur sur un curriculum vitae. »

PI petit logo erasmus  Le programme Erasmus+ est cofinancé par l’Union européenne. 

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Un semestre en échange Erasmus à Prague en 2013/2014 pour Fabien, étudiant en 3ème année de licence de Droit à l’université de Bourgogne.

 « L'idée m'avait traversé l'esprit depuis que j'étais arrivé à la faculté – cette possibilité de pouvoir vivre durant ses études une expérience dans un autre pays européen, découvrir une culture et un mode de vie diffèrent, mais aussi partir pour devenir autonome, savoir gérer différentes situations en cas de problèmes mais également rencontrer des étudiants venant des quatre coins de la planète.

Avec des notions très scolaires d'anglais et vivant toujours chez mes parents, j'ai décidé de me lancer dans cette aventure de laquelle je suis sorti pleinement autonome. Je n'avais jamais auparavant connu un changement principal dans ma vie d'étudiant : vivre seul et savoir gérer toutes les difficultés quotidiennes. Je dois dire que ce semestre passé loin de la maison familiale a été une réussite, que ce soit sur le fait de devoir chaque fois faire à manger tout seul ou bien aussi gérer les lessives et le repassage ! J'ai également énormément progressé au niveau linguistique. Avec un bac scientifique, l'anglais n'était pas mon point fort, mais à la fin de mon séjour j'ai pu avoir une conversation développée en anglais et j'ai énormément progressé à l'écrit.

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« Vous pouvez trouver ça bizarre, mon choix n'était pas porté sur les pays anglophones malgré le fait que mon objectif était de développer mes compétences linguistiques en anglais. L'Europe centrale restait une région totalement inconnue à mes yeux et plusieurs de mes connaissances m'avaient parlé vraiment en bien de cette ville. Toutes les photos et les reportages que j'avais vus m'intriguaient tout particulièrement. »

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"Pour étudier en République tchèque il ne faut pas nécessairement parler tchèque ! Tous les cours que j'ai suivis étaient dispensés en anglais – le droit civil, droits de l'homme, droit administratif, droit fiscal, culture judiciaire européenne... Dans la classe nous n'étions que des étudiants étrangers et ma plus grande crainte était d'être incapable de correctement suivre les cours en anglais, j'avais même acheté un dictaphone pour pouvoir les réécouter chez moi mais je ne l'ai utilisé que trois fois.

Les professeurs eux même n'étaient pas anglais natifs et je pense qu'il est plus simple de comprendre une personne en anglais quand pour elle-même ce n'est pas sa langue maternelle.

Il faut préciser que les différents professeurs utilisaient toujours des présentations powerpoint retraçant les grandes idées générales de leurs cours qui permettaient de ne jamais perdre le fil du cours. Et petit à petit mes compétence en anglais s'amélioraient - même sans jeter de coup d'œil au powerpoint il était possible de suivre les cours dispensés par les professeurs et de noter correctement les cours."

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« J'avais choisi mes cours en lisant le descriptif rapide sur le site de l'université de Charles. Dans chacun de mes cours, l'étude portait sur les bases du droit tchèque et il y avait ensuite un comparatif avec les autres législations en vigueur en Europe. Il était très intéressant de voir les différences mais aussi parfois ressemblances avec le droit français. Au fil des comparatifs on se rend compte que le droit tchèque se rapprochait en fait beaucoup plus du droit allemand qui est un droit alternatif à mi-chemin empruntant des bases au droit romain et au droit anglo-saxon.

J'ai également apprécié le cours sur les différents systèmes judiciaires en Europe Centrale qui montrait l'évolution des systèmes qui étaient sous l'influence communiste, surtout entre la période stalinienne et après la mort de Staline. On remarque bien que tous les systèmes étaient décidés et mis en place depuis Moscou et la République tchèque n'échappe pas à cette règle. »

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"Les examens se présentaient soit sous la forme de petites questions ouvertes avec réponses courtes ou soit sous la forme d'un essai qui représentait en fait une petite dissertation. Les révisions pour les examens n'étaient pas faciles mais j'ai réussi à obtenir des bonnes notes.

Le contenu de mes cours était bien moins impressionnant que durant mes deux premières années de licence à Dijon, mais les révisions étaient moins productives car en plus de réviser les cours en anglais il y avait tout un travail de traduction pour bien comprendre le sujet. J'avais peur de ne pas savoir sortir mes idées et de ne pas pouvoir les formuler dans un anglais correct, mais une fois devant la feuille la peur a disparu. En plus nous étions autorisés à avoir un dictionnaire franco-anglais pour nous faciliter l'examen."

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"Mes cours se concentraient sur le début de semaine et cela me permettait d'avoir un grand week-end et de pouvoir visiter les alentours et la ville de Prague. Mon plus gros voyage était celui à Budapest en Hongrie, mais la ville qui m'a particulièrement plu est Kutná Hora, une petite ville tchèque à une heure en train de Prague qui est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

J'ai habité en collocation avec quatre autres personnes dans un appartement que j'ai trouvé sur internet grâce à une agence. J'ai préféré être dans un appartement bien situé et près du centre-ville que dans une chambre universitaire. Je payais ma chambre 400 euros par mois mais il est possible de trouver de belles chambres en colocation au centre-ville pour moins de 300 euros.

L'abonnement pour les transports publics était de 30 euros pour un trimestre et j'ai également pu obtenir une bourse ponctuelle de 120 euros grâce à un partenariat entre mon université d'accueil et une banque tchèque.

Au niveau interculturel, j'ai rencontré beaucoup d'amis - allemands, italiens, américains, tchèques mais aussi des Français avec lesquels je garde toujours le contact. La ville même est très belle et on se sent en sécurité, je n'ai jamais eu de problèmes même la nuit quand je rentrais tout seul."

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"Le trdelnik, une sorte de pâte avec de la cannelle et du sucre enroulée sur une longue broche et cuite sur des plaques avec du charbon en dessous. Il s'agit d'une spécialité locale que j'ai particulièrement appréciée ainsi que tous ceux qui sont venus me rendre visite durant mon séjour à Prague.

Les Tchèques mangent beaucoup de viande et les variétés de fromages français m'ont beaucoup manqué.

Ce qui m'a surpris est le fait que tous les restaurants sont ouverts tout le temps - les Tchèques peuvent manger quand ils veulent ! Il n'existe pas de différents services - les restaurants sont ouverts toute la journée. Et tout le monde parle anglais. Même les caissières des supermarchés !"

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« La ville de Prague ou encore la ville aux milles clochers a miraculeusement échappé aux destructions de la seconde guerre mondiale et offre une architecture mêlant les styles pré-romain, romain, gothique, baroque, rococo, art nouveau et cubiste. Depuis 1992 le centre-ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est une très belle ville avec de magnifiques ponts surplombant la rivière qui sépare la ville en deux et dont le plus fameux est le Pont Charles. La cathédrale Saint-Guy reste pour moi le bâtiment le plus impressionnant que j’ai visité. »

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"Je ne garde que du positif de cette expérience qui m'a permis de découvrir un nouveau pays et de savoir apprécier son mode de vie. Partir à l'étranger vous fait voir les choses d'une manière différente et je pense avoir évolué grâce à cette expérience au niveau de ma personne, notamment avoir pris en maturité et être devenu pleinement indépendant. Même mes parents chez qui je revis actuellement ne cessent de me dire que cette expérience m'a changé du bon côté. Depuis mon retour je fais beaucoup à manger alors qu'avant je me mettais les pieds sous la table et j'attendais. Maintenant ça me fait plaisir de cuisiner pour ma famille.

Je conseille à tout le monde de partir faire une mobilité durant ses études car c'est le moment parfait pour le faire - les programmes d'échanges nous offrent à moindre frais la possibilité de découvrir un autre pays en renforçant nos compétences linguistiques, un atout majeur sur un curriculum vitae."

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extrait:

Un semestre en échange Erasmus à Prague en 2013/2014 pour Fabien, étudiant en 3eme année de licence de Droit à l’université de Bourgogne.

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